Pendant longtemps, l’Ancien Testament n’a été lu chez les chrétiens que comme une préfiguration du Nouveau. Ce paradigme change tant du point de vue scientifique que magistériel. L’étude du Nouveau Testament ne peut plus se faire sans en reconnaître les racines vétérotestamentaires. De plus, la découverte des manuscrits de Qumran ainsi qu’une meilleure prise en compte des documents en dehors des canons, ont permis de mieux appréhender la pluralité du monde juif à l’époque de l’émergence du christianisme. La recherche sur le Jésus historique (avec la publication de la somme de J.P. Meier, Un certain juif, Jésus) a pris en compte ces découvertes et a permis de redécouvrir un Jésus « juif ». De même une certaine recherche académique juive contemporaine (avec le travail de D. Boyarin, La partition du judaïsme et du christianisme) reprend à son compte la personne de Jésus et montre que la division entre le christianisme et judaïsme s’est produite bien plus tardivement qu’envisagée.
L’atelier en cinq séances, par visioconférence, s’attachera à retracer l’histoire de la redécouverte de la judéité de Jésus et des premiers chrétiens. Il veillera également à présenter le contexte historique juif de l’émergence du christianisme, il présentera les impacts sur l’interprétation des textes du Nouveau Testament et permettra d’en approfondir les enjeux, notamment dans le cadre des relations judéo-chrétiennes.
Ouvert sur autorisation du directeur de cycle, formulaire à demander au secrétariat.
Patrick POUCHELLE
Maître de conférences en exégèse biblique, docteur en théologie catholique de l’Université de Strasbourg, secrétaire de l’équipe éditoriale du Historical and Theological Lexicon of the Septuagint.
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